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RVA 2020 - Une viticulture innovante intégrée dans son territoire

Vidéos

 

La charte des riverains et le bien vivre ensemble - Magali Ardiley (Chambre d’Agriculture de la Gironde)
Territoire d’innovation Nouvelle-Aquitain : Projet VITIREV - Sylvia Labèque Syndicat du SCOTT de l’Aire Métropolitaine Bordelaise (SYSDAU)
La certification environnementale et HVE : un outil de dialogue avec les riverains - Laetitia Four (BNIC)
LABELPULVE : Un nouveau label pour classifier les pulvérisateurs - Alexandre Davy (IFV Pôle Nouvelle-Aquitaine)
DECITRAIT : un nouvel outil d’aide à la décision dédié à la protection du vignoble - Alexandre Davy (IFV Pôle Nouvelle-Aquitaine)
Evolution du parc national des pulvérisateurs et optimisation des réglages - Adel Bakache (Chambre d’Agriculture de la Gironde)
Testez vos connaissances sur le Biocontrôle - Florian, Antoine et Thomas - Etudiants en BTSA Viticulture-Œnologie
Stratégie de protection de la vigne optimisant l’intégration de produits de biocontrôle : Alt’Fongi Biocontrôle - Séverine Dupin (Chambre d’Agriculture de la Gironde) & Nicolas Aveline (IFV Pôle Nouvelle-Aquitaine)
Les variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium : point historique et actualités en Gironde ou comment la résistance s’organise - Cédric Elia & Maud-Isabeau Furet (Chambre d’Agriculture de la Gironde)
Quels leviers pour une gestion durable des sols ? - Loreleï Boechat-Cazenave (Chambre d’Agriculture de la Gironde)
Table ronde animée par Laurent Bernos (Chambre d’Agriculture de la Gironde)

Complément de réponse aux questions posées en séance

Comment sera utilisée la charte riverain ?
La charte vise à favoriser le dialogue entre les riverains, les élus locaux et les agriculteurs et à répondre aux enjeux de santé publique liés à l’utilisation de produits phytosanitaires en agriculture à proximité des zones d’habitation.
Une fois approuvée par le Préfet, la charte devient un document réglementaire opposable. Pour le département de la gironde, la charte sera mise en concertation publique début avril 2020 sur le site de la Chambre d’agriculture de la Gironde avec un formulaire en ligne.

Quelle est la distance maximale pour considérer une habitation comme riveraine ?
Dans l’arrêté du 27 décembre, il est précisé que la ZNT de 10 mètres s’applique à la limite de propriété des voisins. C’est cette limite qui engage la ZNT.

Quel est le bilan carbone du désherbage mécanique par rapport au désherbage chimique ?
Le bilan carbone d’un désherbage chimique est nettement inférieur à celui d’un désherbage mécanique. En effet, le changement de pratiques chimiques à mécaniques implique plus de passages de tracteur avec des outils. De plus, la mécanisation demande plus de force motrice et par conséquent plus de GNR consommé, donc plus d’émissions de gaz à effet de serre. Cependant, l’utilisation d’engrais verts couplée à un désherbage mécanique en surface (maximum 5 cm de profondeur) permet d’atténuer voir d’annuler ces effets.

Comment puis-je utiliser Décitrait ?
Décitrait est un Outil d’Aide à la Décision (OAD). Il propose une stratégie de traitement dans le cadre d’itinéraires conventionnels ou bio et pouvant intégrer le biocontrôle. Le choix du calendrier de traitement reste sous la responsabilité de l’exploitant.
Pour accéder à Décitrait, veuillez consulter alexandre.davy@vignevin.com

Quelles solutions sont proposées quant aux types de pulvérisateurs performants notamment sur les vignes 1m? Confinés ou à panneaux récupérateurs compliqués!
Sur les vignes à 1m, le matériel le plus performant est le face par face à jet porté. L’utilisation des panneaux récupérateurs reste très marginale en vigne étroite car elle pose des problèmes de maniabilité dans les rangs, d’encombrement et le taux de récupération reste faible en pleine végétation. Les paramètres à prendre en compte sont les suivants :
-        La position de la rampe par rapport au rang de vigne (ne pas d’être trop proche pour éviter les zones non traitées sur le plan vertical),
-        La taille des gouttes : ce type de pulvérisateurs  permet d’utiliser des buses à injection d’air (anti dérive) pouvant augmenter les dépôts et réduire la dérive.
Les pulvérisateurs bénéficiant de la labellisation Performance Pulvé offrent une bonne qualité d’application s’ils sont bien réglés.

Comment connaître la quantité réelle de bouillie appliquée en g/surface foliaire par mon pulvérisateur ? Et quelles sont les doses réellement efficaces ?  
Il est difficile de connaitre avec précision la quantité réelle de bouillie exprimée en surface foliaire. Des méthodes utilisant des traceurs (colorants ou traceurs fluo) sur collecteurs artificiels ou directement sur feuilles peuvent être utilisées.
Les pertes sont en revanche difficiles à estimer. Sur les systèmes utilisant des panneaux récupérateurs, l’utilisation de débitmètres peut nous permettre de mesurer la quantité de produit sur le feuillage en calculant le volume pulvérisé et le volume récupéré.  
Certains systèmes permettent d’estimer les volumes pulvérisés et d’avoir une traçabilité (Picore, Dynajet…).
En partant du principe que le taux de dépôts pour un pulvérisateur varie entre 50 et 90%, et que pour une année à pression "normale" de maladie on arrive à bien protéger les vignes,  les doses efficaces se situent entre 50 et 90 % de la dose homologuée (en fonction du matériel utilisé, des réductions de doses sont possibles).

Quels sont les prix des pulvérisateurs ?
Le coût d’un pulvérisateur face par face ou à panneaux récupérateurs débute à 20k€. Le prix dépend du nombre de descentes et des technologies utilisées. Il est possible d’avoir une idée des prix en consultant le coût des fournitures en viticulture. www.coutdesfournitures.fr

Concernant le matériel anti dérive du décret : s'agit-il des buses, des descentes ou les deux combinés ? Le matériel pneumatique est-il à bannir ?
Pour le matériel homologué, il s’agit de buses-descentes combinés et de systèmes de pulvérisations complètes. Ttoute modification ou montage de descentes homologuées sur un autre système doit nécessairement passer par une homologation du constructeur.
Si le pulvérisateur/descente ne figure pas sur la liste, l’utilisation de buses homologuées anti dérive ne permet pas de bénéficier de la réduction de ZNT.
Les pulvérisateurs pneumatiques produisent des gouttes fines et sensibles à la dérive, l’utilisateur n’a pas la possibilité d’agir sur la taille des gouttes (innovation peut être à venir). En présence de vent, y compris à de faibles vitesses, le brouillard de gouttes est déplacé de sa cible initiale et peut parcourir de longues distances (dérive aérienne).
Privilégier donc les systèmes à jet porté. Pour les pulvérisateurs pneumatiques, supprimer les diffuseurs du haut pour les premiers traitements et bien orienter les diffuseurs vers la végétation en milieu et pleine végétation.